mercredi 8 juillet 2009

Les réfugiés climatiques

Dans le monde, 25 millions de personnes ont déjà été obligées de se déplacer à cause des bouleversements climatiques. Et leur nombre ne va cesser d’augmenter. Alors pour remédier au problème et offrir un point de chute à ces réfugiés écologiques, l’architecte belge Vincent Callebaut a conçu Lilypad, un projet de cité flottante « verte » et autosuffisante.


« Pourquoi ne pas être en accord avec l’océan plutôt que toujours contre lui ? », s’interroge Vincent Callebaut. Son idée : construire des cités flottantes pour garantir un habitat aux futurs réfugiés climatiques de la planète et offrir la possibilité de gagner des territoires sur la mer aux pays à la recherche de nouveaux espaces dans une optique de développement durable. « Une réaction au développement de l’urbanisme le long des littoraux et une solution plus durable que les polders éphémères (étendue artificielle de terre endiguée et drainée dont le niveau est inférieur à celui de la mer, ndlr) », résume-t-il.

Avec la montée du niveau des océans, les terres conquises sur la mer, comme aux Pays-Bas ou aux Emirats Arabes Unis, sont condamnées. Avec Lilypad, en revanche, plus de souci : la cité flottera et se déplacera paisiblement au gré des courants marins de surface (ascendants chauds du Gulf Stream et descendants froids du labrador). L’architecte propose en fait carrément « un nouveau style de vie, nomade et ancré dans l’écologie urbaine en mer ». Un mode de vie alternatif pouvant accueillir jusqu’à 50 000 habitants.

Un projet écolo

Ce qui donne à Lilypad une forme si particulière, c’est le modèle dont s’est inspiré Vincent Callebaut : la feuille de nénuphar géant d’Amazonie. Sauf que là, elle a été agrandie 250 fois. Côté organisation, la ville est structurée en trois « montagnes » : une pour le travail. Une seconde pour le commerce. Et une dernière dédiée aux loisirs. Toutes sont recouvertes de logements, de jardins suspendus, et de balcons réservés à la culture de produits biologiques.

La coque, elle, est végétalisée pour attirer la faune marine et favoriser ainsi la pêche. Des champs d’aquaculture et des corridors biotiques permettent également de subvenir aux besoins alimentaires. Quant aux matériaux utilisés pour la construction, il s’agit de fibres de polyester et de dioxyde de titane, capables d’absorber la pollution atmosphérique.

Côté production d’énergie, Lilypad est autonome : des éoliennes, des hydroliennes, des panneaux solaires photovoltaïques… lui assurent un bilan énergétique positif sans émission de carbone. Enfin, un lagon central permet de récolter et de recycler les eaux de pluie.

Le cabinet de Vincent Callebaut vient d’entamer la deuxième phase d’étude du projet Lilypad : la réalisation d’une cité flottante plus petite, dans les proportions d’un village.

mardi 7 juillet 2009

Impact du réchauffement climatique

Depuis des décennies, les climatologues sonnent l'alerte : l'augmentation croissante des émissions brutes de résidus industriels finira par perturber les conditions atmosphériques. Les scientifiques ont prévenu que le réchauffement de la planète dû aux gaz à effet de serre, comme le dioxyde de carbone (CO2), risque d'entraîner des changements climatiques catastrophiques. La fonte de la calotte glaciaire causera l'inondation des terrains bas, les récoltes se flétriront et les ressources vivrières s'amenuiseront.

Toutefois, une nouvelle étude menée par une équipe de chercheurs américains indique que, même si le réchauffement climatique est inévitable, au moins une des prédictions alarmantes qui y sont associées serait non fondée : le réchauffement de la planète n'aurait pas les effets néfastes prévus sur l'agriculture. Ironie du sort : les changements climatiques profiteront sans doute aux pays du Nord, responsables de la majeure partie des émissions de gaz carbonique à l'échelle mondiale, alors qu'ils nuiront considérablement aux pays du Sud situés près de l'équateur, c'est-à-dire eux qui sont le moins en mesure d'en supporter les coûts.

Les combustibles fossiles

Les chercheurs climatologues attribuent le réchauffement de la planète aux émissions de gaz à effet de serre résultant de l'activité humaine, notamment la combustion de combustibles fossiles utilisés dans l'industrie et pour les transports. Présentement, les pays industrialisés sont responsables d'environ 75 % des émissions de gaz à effet de serre. Depuis la révolution industrielle, les concentrations de dioxyde de carbone dans l'atmosphère ont énormément augmenté. Au cours des 100 dernières années, on estime que la température moyenne du globe a grimpé d'un demi-degré Celsius. Cette hausse est directement attribuable aux émissions de combustibles fossiles résultant de l'activité humaine. Si les tendances actuelles se maintiennent, les nappes pétrolifères et les gisements de gaz naturel seront pratiquement épuisés d'ici les 50 prochaines années. L'industrie pourra alors avoir recours au charbon, dont les émissions de gaz carbonique par unité d'énergie sont supérieures aux autres combustibles. Résultat : les niveaux de CO2 dans l'atmosphère pourraient s'accroître encore plus rapidement.

Les premiers modèles climatiques prédisaient que la température du globe pourrait gagner jusqu'à 5oC au cours des 50 prochaines années. Les modèles actuels prévoient des changements plus tempérés, soit entre 1 et 3oC. Bonne nouvelle pourtant : bien qu'il soit nocif pour les humains, le CO2 (essentiel à la photosynthèse) contribue à la croissance des plantes. Les hypothèses voulant que les concentrations accrues de CO2 dans l'atmosphère aient peu d'effet négligeables sur l'agriculture ont été rejetées après que des études aient démontré que les gaz à effet de serre accélèrent de 10 à 20 % la croissance des plantes.

Des conditions de croissance optimales

Selon Mendelsohn, les études antérieures portant sur les répercussions du climat sur l'agriculture se fondaient sur la supposition que les cultures se font généralement dans des zones et des conditions optimales. Prenons par exemple un agriculteur qui cultive du maïs dans une zone climatique idéale pour ce type de culture. D'après l'hypothèse retenue, tout changement de la météo (que la température baisse ou monte) aurait des effets néfastes sur sa récolte puisque, au départ, les conditions de culture étaient idéales. En revanche, les nouveaux modèles sur lesquels repose l'étude Mendelsohn partent du principe que les agriculteurs sauront s'adapter au réchauffement graduel de la planète. De nouvelles façons culturales naîtront, favorisant les plantations précoces et, pour certaines cultures, plus au nord et les espèces thermorésistantes seront privilégiées. Ainsi, le réchauffement climatique profitera au Canada, aux États-Unis et à l'Europe. L'effet bénéfique du CO2 compensera toute perte subie par le secteur agricole. Il est en outre permis de croire que les limites des riches prairies canadiennes s'étendront vers le Nord.

Les pays tropicaux ne s'en tireront sans doute pas aussi bien. L'augmentation de la température ne fournira plus les conditions de culture idéales, bien qu'elle puisse comporter quelques compensations. En Inde, par exemple, on prévoit que le réchauffement climatique entraînera la perte de 7 à 10 % des récoltes, mais les plus fortes concentrations de CO2 pourraient en augmenter le rendement de 10 à 20 %.

Des effets inattendus

Dans l'ensemble, les résultats de l'étude révèlent que le réchauffement de la planète ne constitue pas [pour l'agriculture] une menace aussi sérieuse qu'on l'avait d'abord cru. Ses effets sur le globe étant négligeables, il serait avisé de reporter la mise en oeuvre de programmes de lutte coûteux, fait valoir Mendelsohn. Ces effets sont toutefois inégalement répartis; il importe donc de discuter de l'adoption de programmes compensatoires dans les pays qui subissent les contrecoups du réchauffement de la planète. Un tel programme de financement donnerait aux pays tropicaux les moyens d'adapter leurs pratiques et techniques culturales afin de minimiser les répercussions du réchauffement climatique sur leur agriculture.

Il faut signaler cependant que certains des effets du réchauffement sur la qualité de vie n'ont pas encore été évalués et n'ont donc pas été inclus dans l'étude, précise-t-il. Il peut s'agir de la modification de biomes, de la disparition d'espèces menacées d'extinction, des répercussions visuelles ou de l'incidence sur la santé. Le réchauffement de la planète peut aussi avoir d'autres conséquences désastreuses, notamment l'augmentation possible de conditions extrêmes comme des sécheresses, des inondations et de violentes tempêtes.

samedi 3 mai 2008

La vérité sur l'impact environnemental des emballages

L'impact environnemental des emballages pour 1 litre de jus de fruit :

le mythe environnemental du verre se brise. Supposé vertueux pour l'environnement grâce à son recyclage et historiquement apprécié des Français, le verre n'en est pas moins un réel « fardeau écologique » lorsqu'on étudie son éco-profil tout au long de son cycle de vie. En effet, la fabrication du verre est extrêmement énergivore.
De plus, durant tout son cycle de vie, la bouteille de verre génère une quantité de CO2 quatre fois supérieure à celle de la brique. Cet écart est notamment du au transport (25 fois plus de camions que pour un nombre équivalent d'emballages carton vides).

Enfin le cycle de vie d'une bouteille de verre entraîne une acidification accrue de l'air (plus de 5 fois plus élevée que celle de la brique).
Les impacts environnementaux de la brique sont donc significativement inférieurs à ceux de la bouteille en verre pour tous les indicateurs.
Concernant la bouteille plastique PET, seul l'indicateur de l'acidification de l'air lui est favorable.

L'impact environnemental des emballages pour 250 ml de jus

Dans un monde ou le nomadisme va bon train, le consommateur est de plus en plus à la recherche de formats individuels, même si ils contribuent à la dégradation de notre environnement.Encore une fois, et même sur un format plus petit, le plastique ne s'avère pas être le meilleur choix pour l'environnement.
Comme sa « grande soeur » d'1 litre, la bouteille plastique PET 250 ml est extrêmement vorace tant en termes d'énergie (+ 278 % vs la brique) que de ressources (+ 371 % vs la brique) non renouvelables.
Même si le recyclage de la bouteille PET 250 est meilleur que celui de la brique, il ne suffit pas à compenser ses importantes émissions de CO2 générées, notamment, lors de sa fabrication.

Ainsi, les émissions de CO2 générées par la bouteille plastique 250 ml sont plus de 3,5 fois supérieures à celles émises par une brique carton de même contenance.
Rappelons toutefois que ce format doit être éviter dans les achats, le nomadisme ambiant n'est pas une raison valable pour multiplier les emballages jetables.
Le choix d'un emballage ne doit plus se faire uniquement en fonction de sa recyclabilité

L'analyse de cycle de vie réalisée par Bio Intelligence Service pour Tetra Pak met en évidence le fait qu'un emballage fortement recyclé n'est pas pour autant celui qui possède la plus faible empreinte écologique. C'est pourquoi l'analyse du cycle de vie est indispensable pour orienter les décisions.
Pour exemple, le recyclage du verre requiert d'importantes consommations d'énergies et entraine de nombreuses émissions de CO2 qui ne sont absolument pas compensées par son fort taux de recyclage, bien au contraire!

Cette analyse de cycle de vie confirme le fait que le matériau qui compose majoritairement l'emballage est l'élément essentiel de son impact environnemental.
Le premier avantage des emballages carton de Tetra Pak réside donc dans l'utilisation du bois issu de forêts gérées durablement et continuellement renouvelées. Ressource renouvelable par excellence, sa très faible empreinte carbone est un argument de poids face au pétrole, ressource épuisable à forte empreinte carbone, utilisé pour la bouteille plastique.
L'autre point fort des briques alimentaires de Tetra Pak est leur éco-conception qui leur permet de peser 10 fois moins qu'une bouteille en verre et donc d'utiliser 10 fois moins de ressources naturelles.
De plus, les emballages carton nécessitent, grâce à leur conception, 25 fois moins de transport que les contenants en verre (pour un million d'emballages vides).